Développement rural : Grégoire Mutshail dresse le bilan d’un an de réformes au cœur de la RDC profonde

Le ministre d’État en charge du Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb, a présenté le bilan des actions menées par son secteur lors du premier exercice de redevabilité de l’An 1 du Gouvernement Suminwa II. Cette reddition de comptes met en lumière une série de réalisations destinées à transformer durablement le quotidien des communautés rurales, en mettant un accent particulier sur l’accès aux services sociaux de base, la connectivité territoriale et l’eau potable.

Au cours de cette première année, un vaste programme de construction d’infrastructures a été exécuté à travers le territoire national. Soixante-huit centres de santé ont ainsi été bâtis pour renforcer la couverture sanitaire, en parallèle de la réalisation d’établissements scolaires. Pour stimuler l’économie locale et désenclaver les producteurs, le ministère a implanté près de trente-deux marchés modernes, désignés sous le terme de centres de négoce.

Ces structures de commerce de proximité facilitent l’intégration des agriculteurs dans les circuits économiques, en particulier le long des zones frontalières stratégiques avec la République du Congo et l’Angola.

Dans sa vision stratégique, le gouvernement marque une rupture conceptuelle nette quant au désenclavement du pays. Le ministre d’État a réaffirmé son choix de promouvoir la notion globale de routes rurales, en remplacement de la simple approche ciblée des routes de desserte agricole.

Selon le ministère du Développement rural, cette orientation vise à « développer des voies de communication au service de l’ensemble des besoins des communautés rurales », garantissant ainsi un accès fluide non seulement aux zones d’exploitation agricole, mais également aux écoles, aux dispensaires et aux marchés.

Sur le plan de la santé publique, l’approvisionnement en eau constitue l’un des acquis majeurs de ce premier exercice. Grâce au déploiement des projets provinciaux soutenus par l’Office hydraulique rural, plus de douze millions de Congolais bénéficient désormais de forages d’eau potable. D’abord concentrées dans les provinces du Kwango et du Kwilu, ces installations s’étendent aujourd’hui au Kongo Central, au Kasaï Central, au Kasaï, à la Lomami ainsi qu’à d’autres entités du pays.

Pour prévenir la détérioration précoce de ces installations, l’État a investi dans des équipements de maintenance autonomes. Le gouvernement annonce ainsi « l’acquisition d’environ trente ateliers de forage », une dotation technique destinée à renforcer l’Office hydraulique rural pour lui permettre d’effectuer des réparations rapides sur le terrain sans dépendre de prestataires externes.

Cette offensive d’infrastructures s’appuie sur la poursuite du Projet de Résilience des Infrastructures Sociales et le lancement du Programme de Revitalisation et de Développement intégré. En rapprochant les services essentiels des citoyens, le ministère entend réduire le fossé entre les villes et les campagnes, inscrivant l’action du gouvernement dans une dynamique de croissance inclusive et de proximité.

C. K. L.

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