Pouvoirs publics et patrons de presse et d’entreprises entendent franchir un cap décisif dans la gouvernance économique de la République démocratique du Congo. À l’occasion de la rentrée économique de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), tenue ce jeudi à Kinshasa en présence de la Première ministre, le secteur privé et l’Exécutif ont affiché leur volonté commune d’accélérer la transformation du tissu économique national en passant « du dialogue aux résultats concrets ».
Face à la cheffe du gouvernement, le président de la FEC, Robert Malumba Kalombo, a plaidé pour l’instauration d’un cadre permanent de concertation plus opérationnel, tout en énumérant les lourdeurs qui continuent de grever la compétitivité des entreprises locales.
Parmi les urgences signalées figurent le remboursement des crédits de TVA, le paiement de la dette intérieure de l’État, la fiscalité pesant sur l’agro-industrie, l’accès au crédit pour les PME, la sécurisation des périmètres miniers ainsi que la généralisation de la facture normalisée.
Tout en saluant des avancées récentes, notamment la suppression des tracasseries routières et barrières illégales au Grand Katanga ou la résolution de la crise à la Congolaise des voies maritimes, le patronat congolais exige des réponses définitives aux freins structurels qui persistent.
En réponse, le gouvernement a défendu un partenariat axé sur des engagements réciproques. S’appuyant sur le Programme d’action du gouvernement 2024-2028, la Première ministre a réaffirmé son plan d’attaque pour assainir le climat des affaires : réforme foncière, modernisation du système fiscal, digitalisation et simplification des procédures administratives.
À l’horizon 2027, l’Exécutif appelle le monde des affaires à souscrire un véritable « pacte de résultats ». La feuille de route est désormais tracée : à l’État d’éliminer les obstacles à l’investissement, et aux entreprises d’investir massivement dans la transformation locale des ressources, le civisme fiscal et la création d’emplois décents.
C. K. L.
