Irène Esambo Diata a dressé le bilan de l’action du gouvernement en matière d’inclusion sociale, réaffirmant son engagement à faire valoir les droits fondamentaux et l’autonomie des personnes vulnérables. À l’occasion de l’exercice de redevabilité marquant la première année d’action du Gouvernement Suminwa II, la ministre déléguée chargée des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables a présenté les réformes majeures engagées en République Démocratique du Congo.
S’inscrivant dans la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et sous la direction de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, l’action ministérielle vise à transformer l’approche nationale du handicap, en passant d’une logique d’assistance passive à une véritable intégration économique et sociale.
L’accès universel aux infrastructures, à l’information et aux services publics s’impose désormais comme une priorité transversale pour l’ensemble de l’appareil d’État. L’intégration systématique de la langue des signes dans les médias publics illustre cette dynamique qui repose sur un socle juridique consolidé de plus de 250 articles.
Pour garantir l’application effective de ces normes, le gouvernement renforce les mécanismes de contrôle et prévient toute non-conformité par des sanctions administrative pouvant aller jusqu’au scellement des chantiers récalcitrants.
L’autonomisation par le travail constitue le cœur de cette politique d’inclusion sociale. Sur le front de l’emploi, des avancées significatives sont constatées dans la fonction publique, avec des taux de recrutement atteignant parfois 10 % dans certaines provinces comme le Haut-Katanga, dépassant ainsi le quota légal initialement fixé à 5 %.
Parallèlement, le lancement du concept de handipreneuriat et la création d’un établissement public dédié à l’apprentissage des métiers offrent un cadre structuré pour orienter les personnes vulnérables vers la création d’entreprises. Cette initiative s’accompagne d’un soutien à l’élaboration de plans d’affaires et de démarches visant à faciliter l’accès au crédit bancaire, permettant notamment de réinsérer professionnellement des personnes marginalisées, telles que les praticiens en massothérapie contraints de travailler dans la rue.
Cette stratégie repose sur une collaboration étroite entre plusieurs ministères et des partenariats stratégiques avec le secteur privé, représenté par la Fédération des entreprises du Congo.
Grâce à ces efforts concertés, la RDC aspire à s’imposer comme un modèle en Afrique centrale et de l’Ouest, apportant une contribution remarquée aux discussions internationales sur les droits des personnes handicapées. Signalons que la ministre a réitéré sa volonté de poursuivre ces réformes transversales afin d’assurer l’égalité des chances pour chaque citoyen sur l’ensemble du territoire national.
C. K. L.
