Serge Tshimanga s’est vivement opposé à l’idée d’un nouveau dialogue politique pour résoudre la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, qualifiant cette démarche d’illusion inefficace. Invité de l’émission Entre les lignes sur la chaîne de télévision Congo Buzz, le président du mouvement politique Peuple Telema a rejeté sans détour les appels aux concertations nationales et au partage du pouvoir, des méthodes qui selon lui ont montré leurs limites depuis plus de trois décennies.

Le leader politique soutient fermement que la crise sécuritaire résulte avant tout d’un déficit de gouvernance et que la solution passe par la construction d’une armée structurée, bien financée et accompagnée d’une diplomatie offensive, plutôt que par des arrangements politiques éphémères.
Interrogeant la logique de la frange de l’opposition qui conteste la légitimité du chef de l’État tout en exigeant de lui qu’il convoque des assises nationales, le président de Peuple Telema a dénoncé une posture contradictoire.
Selon lui, solliciter du président de la République la tenue d’un dialogue revient implicitement à lui reconnaître la plénitude de ses prérogatives constitutionnelles. Serge Tshimanga estime que la classe politique doit dépasser les querelles d’appareil pour se concentrer sur les attentes fondamentales de la population, notamment le social, l’emploi et l’accès aux services de base.
Refusant le schéma traditionnel d’intégration des rebelles et de partage des postes ministériels qui entretient un cycle infernal d’instabilité, le mouvement préconise une approche fondée sur la rigueur institutionnelle et la responsabilité de l’État pour garantir durablement la souveraineté nationale.
Indiquons que Serge Tshimanga a appelé à l’émergence d’une nouvelle culture politique axée sur la méritocratie et la bonne gestion des finances publiques afin de répondre concrètement aux défis de la nation.
C. K. L.
