Il est 22h30 passé ce vendredi 8 août, date limite pour la remise des travaux tutorés, et de nombreux étudiants patientent encore dans l’enceinte de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC). Une situation intenable pour ces jeunes, dont certains doivent regagner des quartiers périphériques très éloignés, notamment dans le district de la Tshangu.
À l’origine de ce chaos logistique, une décision controversée du comité de gestion dirigé par la Rectrice Prof. Dr. Élisabeth Bayedila : l’obligation stricte d’effectuer toutes les impressions et reprographies au sein même de l’établissement. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les tarifs imposés par l’administration académique seraient jusqu’à cinq fois supérieurs à ceux pratiqués sur le marché extérieur.
Cette mesure financièrement étouffante suscite une vive indignation parmi les étudiants, qui dénoncent une quête effrénée de profit au détriment de leurs conditions d’étude et de leur sécurité. Alors que la nuit est déjà bien avancée, ce calvaire nocturne remet brutalement en question la gouvernance et le sens de l’organisation des autorités de l’UNISIC.
Rédaction
