Jean-Jacques Lumumba, figure majeure de la société civile et cofondateur de l’Alliance Citoyenne pour la Patrie, s’est exprimé sur les ondes de Top Congo FM concernant l’évolution de son regard sur la gestion du pouvoir en République démocratique du Congo. Invité à comparer les gouvernances de Félix Tshisekedi et de son prédécesseur Joseph Kabila, le militant anti-corruption a livré une analyse sans détours, appelant à l’unité nationale face à l’agression extérieure.
Connu pour ses prises de position critiques et ses dénonciations passées de la corruption, l’intervenant assume pleinement son évolution tout en réaffirmant son indépendance : « Si je dois me baser uniquement sur les chiffres, le bilan est meilleur sous l’époque du président Tshisekedi que sous celle du président Kabila. »
L’activiste explique cette lecture par son retour et son immersion récente dans le quotidien de la capitale. Tout en reconnaissant la persistance de graves défaillances de gouvernance qu’il convient de corriger, il estime que la perception depuis l’étranger ne reflète pas toujours les avancées réalisées sur le terrain.
Interrogé sur les tensions sécuritaires dans l’est du pays et le rôle du chef de l’État, Jean-Jacques Lumumba rejette la responsabilité de la crise actuelle sur le pouvoir central. Il souligne la légitimité des institutions en place face à l’agression rwandaise : « Le président Tshisekedi est le président légal et légitime de ce pays. Face à l’agression, le patriotisme exige que nous restions unis pour repousser l’ennemi. Nous résoudrons nos problèmes de gouvernance une fois le pays libéré. »
Revenant sur les rumeurs autour de son engagement et de sa structure, le leader civique précise que l’Alliance Citoyenne pour la Patrie ne se transformera jamais en parti politique. Il exclut également toute ambition ministérielle au terme du dialogue national qu’il appelle de ses vœux.
« Si je participe à des négociations, ce ne sera pas pour obtenir un portefeuille ministériel, mais pour porter fermement la voix des citoyens et des millions de personnes déplacées par la guerre », conclut-il.
Signalons que Jean-Jacques Lumumba a réaffirmé son attachement à une société civile exigeante et non partisane.
C. K. L.
