Les femmes congolaises, militantes des droits humains et défenseures de la démocratie, refusent désormais d’être réduites au rôle de simples victimes ou de figurantes face à la persistance des conflits en RDC.
À Kinshasa, à l’initiative de la Synergie des femmes pour la paix et la sécurité, un réseau de plus de 150 organisations, et dans le cadre du plan d’action national de la résolution 1325 de l’ONU, elles exigent d’être assises directement autour de la table des négociations.
Pour ces actrices de terrain, la sécurité ne peut plus être uniquement militaire ; elle passe par une participation active aux décisions stratégiques, la prévention des crises et la protection des communautés.
Cette dynamique d’engagement politique et social vient de franchir une nouvelle étape avec la présentation officielle de la Voix des Femmes pour la Paix et la Sécurité en RDC. Rassemblant des leaders, médiatrices et expertes issues des 26 provinces du pays, cette plateforme citoyenne entend peser sur la gouvernance durable des ressources naturelles, l’autonomisation des femmes et les processus de dialogue national.
En prenant acte de la création d’un comité d’organisation féminin rattaché à la commission préparatoire du dialogue sous l’autorité du chef de l’État, les femmes congolaises entendent bien transformer leur force de mobilisation en un véritable pouvoir décisionnel pour l’avenir démocratique du pays.
C. K. L.
