Sanctions américaines contre Kigali : Kinshasa salue la décision de Washington et exige le retrait immédiat des troupes rwandaises

​Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement salué, ce mardi, la décision du département du Trésor américain d’infliger de nouvelles sanctions ciblées contre le ministère rwandais de la Défense ainsi que l’institution financière Zigama Credit and Savings Society.

​Ces mesures punitives visent directement à frapper les structures jugées complices de l’agression armée menée sur le sol congolais par les Forces de défense rwandaises (RDF) et leurs supplétifs de la rébellion du M23. Dans son communiqué, l’exécutif congolais a exprimé sa vive gratitude envers les États-Unis et leur président, Donald J. Trump, saluant un engagement fort en faveur de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.

​Neutralisation des FDLR : des avancées concrètes sur le terrain

​Sur le plan des engagements sécuritaires, Kinshasa met en avant ses efforts soutenus dans le processus de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Grâce aux campagnes de sensibilisation et de démobilisation orchestrées par les autorités congolaises, plus de 800 personnes — incluant des combattants FDLR et leurs dépendants — se sont rendues aux forces de la MONUSCO depuis janvier 2025.

​Retrait de l’armée rwandaise : une exigence ferme et sans condition

​Face à ces progrès, le gouvernement congolais rappelle avec fermeté que le retrait des troupes rwandaises du territoire national constitue une obligation stricte, consacrée par l’Accord de Washington et la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies.

​Kinshasa dénonce le maintien de ces forces aux côtés de la coalition AFC/M23 dans les zones d’opérations, le désignant comme le principal blocage à l’application des accords de paix. En conséquence, la RDC exige le retrait effectif, immédiat et sans conditions préalables de l’ensemble de l’armée rwandaise du sol congolais.

​Reconduisant sa ligne diplomatique et militaire, l’exécutif réaffirme la détermination du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à mettre fin à l’agression, à restaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national et à rétablir une paix durable dans la région.

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