La fermeture des structures sanitaires d’Ikizombiro et de Kasingiri dans la zone de santé d’Alimbongo a été prolongée à la suite de la confirmation de nouveaux cas de maladie à virus Ebola.
Ces centres de santé de référence sont restés portes closes après la notification de deux contaminations supplémentaires parmi les professionnels de santé. Ces derniers se trouvaient déjà en quarantaine depuis le début du mois d’octobre après avoir été en contact avec les premiers malades recensés dans la région.
Les autorités sanitaires locales ont précisé qu’une période d’observation prolongée a été jugée indispensable avant d’envisager la moindre réouverture de ces établissements essentiels pour la population.
La coordination territoriale de la riposte a fait part des nombreux obstacles logistiques, financiers et sécuritaires qui entravent le bon déroulement des opérations de secours.
Le coordonnateur de la riposte et administrateur militaire du territoire de Lubero, le colonel Alain Kiwewa Mitela, a souligné que la présence de groupes armés ainsi que la résistance de certaines communautés ont fortement compliqué l’action des équipes médicales déployées sur le terrain.
Malgré un contexte opérationnel particulièrement tendu, la prise en charge sanitaire s’est progressivement organisée avec le soutien des partenaires internationaux. L’arrivée sur place de l’Organisation mondiale de la santé et de l’ONG International Medical Corps a permis de lancer les travaux de construction de nouveaux centres de traitement spécialisés à Alimbongo, redonnant ainsi un espoir de stabilisation face à la propagation de l’épidémie dans le territoire.
C. K. L.
