La paralysie de la rentrée scolaire dans les écoles publiques du Mai-Ndombe s’est profondément enlisée à la suite d’un bras de fer entre le ministre provincial de l’Éducation, Jules Yolo, et l’Intersyndicale des enseignants, dissoute par arrêté provincial.
Par son arrêté signé le 13 octobre dernier, le ministre provincial a révoqué l’Intersyndicale en évoquant un manque de collaboration, d’incompétence et un dépassement de compétences.
La mesure a retiré à toute structure syndicale le droit de représenter les enseignants jusqu’à l’organisation de nouvelles élections. Par une note circulaire, le ministre a ordonné la reprise immédiate des cours pour le lundi 19 octobre, invoquant la nécessité de sauver l’année scolaire et d’accompagner le paiement des arriérés de salaires.
Cependant, l’Intersyndicale dissoute a fermement rejeté cet arrêté et refusé d’obtempérer. Au micro de Jonathan Messa pour Top Congo FM, son président, Gédéon Fouba, a dénoncé un abus de pouvoir, rappelant que la relation entre le gouvernement et les syndicats repose sur la collaboration et non sur la subordination.
La délégation syndicale a affirmé que le ministre n’a pas qualité pour dissoudre l’Intersyndicale, soulignant que personne n’est supérieur à l’autre parmi ces deux partenaires. Il a rappelé que les représentants syndicaux ont été élus et que seules les instances syndicales provinciales ou nationales ont le droit de déclarer l’incompétence et de convoquer de nouvelles élections.
Sur le terrain, la rentrée scolaire prévue depuis le 1er septembre est restée totalement effective et bloquée dans les établissements publics. Les enseignants en colère ont réaffirmé leur refus de reprendre les activités avant le versement effectif de leurs arriérés de salaire des mois de décembre 2025 et de janvier 2026.
C. K. L.
