ESU-UNISIC : Quand la rectrice Bayedila confond réformes universitaires et sabordage numérique

La polémique enfle autour de la gestion de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication où la récente décision de supprimer le département de webjournalisme suscite l’ire des professionnels des médias et des observateurs.


Interpellée vertement par un ancien de la maison sur l’inadaptation des étudiants fraîchement émoulus aux réalités impératives du numérique, la rectrice s’est empressée de renvoyer la balle à l’État congolais en plaidant l’immobilisme des programmes officiels.

Une ligne de défense qualifiée d’imposture pure et simple par les milieux académiques et professionnels, d’autant plus que l’institution disposait d’une autonomie totale pour façonner ses maquettes à travers ses experts et sa commission permanente des études.

Accusée d’avoir balayé d’un revers de main pragmatique le travail novateur amorcé sous l’impulsion de son prédécesseur, le Professeur Émérite Jean-Richard Kambayi Bwatshia, l’actuelle dirigeante est aujourd’hui pointée du doigt pour son amateurisme coupable face aux défis des métiers d’aujourd’hui et de demain.

Historien chevronné, ancien ministre et figure de proue de l’enseignement supérieur congolais qui avait mené la transformation de l’IFASIC en UNISIC, le professeur Kambayi avait pourtant posé les jalons d’une adaptation rigoureuse aux mutations médiatiques.

Loin de s’assumer, la direction actuelle tente piteusement de rattraper le temps perdu en créant en catastrophe une commission de rafistolage pour réhabiliter ce qu’elle avait sabordé sous le coup de l’émotion.

Cette bévue magistrale illustre une fois de plus le décalage abyssal entre des nominations opportunistes au sommet des comités de gestion et la réalité impitoyable des rédactions en ligne en République démocratique du Congo.

C. K. L.

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