Inauguré en grande pompe en septembre dernier grâce à un financement de la Banque mondiale, le complexe scolaire La Renaissance, ancien athénée royal de Kananga, montre déjà des signes de faiblesse. Des installations récemment réhabilitées n’ont pas résisté aux premiers soufflets de la saison des pluies, suscitant de vives inquiétudes au sein de la société civile.
Les intempéries n’ont pas épargné le secteur éducatif dans cette partie du pays. Au sein de cette infrastructure qui abrite treize écoles publiques et accueille plus de 7 500 élèves, les premières bourrasques ont causé des dégâts matériels notables.
Les tôles des allées couvertes et les voies d’accès protégées menant aux salles de classe ont été emportées par les forces conjuguées du vent. Si les bâtiments principaux ont miraculeusement échappé à l’effondrement, cet incident jette une ombre lourde sur la fiabilité des travaux de réhabilitation.
Face à cette situation, la structure des Potongolais pour le développement durable est montée au créneau. Son coordinateur, Daniel Ntumba Tshimana, ne cache pas son amertume et exige des comptes aux maîtres d’œuvre.
S’exprimant sur la précarité de la situation en ce début de saison des pluies, il s’est interrogé sur la suite des événements, redoutant l’ampleur des dégâts à venir.
Selon lui, l’État doit impérativement interpeller les entreprises ayant exécuté ces chantiers afin qu’elles s’expliquent sur l’origine de ces défaillances.
Pour les acteurs locaux de la société civile, il est hors de question de minimiser ces incidents. Daniel Ntumba a exhorté les entreprises en charge des travaux à revenir d’urgence sur le terrain pour corriger les malfaçons.
L’objectif primordial reste de garantir des conditions d’apprentissage sures et optimales dans ces complexes scolaires qui accueillent une importante jeunesse, rappelant ainsi l’enjeu crucial de la sécurité des élèves et de la pérennité de cet investissement de la Banque mondiale.
