Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, s’est de nouveau prononcé sur la création controversée du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), un mouvement rebelle dont Joseph Kabila a pris officiellement la tête. Il a, cette fois-ci, ciblé la coalition de l’opposition Article 64 de la Constitution (C64), qui a toujours plaidé pour la participation de l’ex-président de la RDC au dialogue national.
Dans son message publié sur son compte X, le ministre de la communication et des médias a estimé que c’est maintenant l’occasion d’interpeller les tenants du camp qui réclamaient la participation du président honoraire au dialogue national. Il a appelé l’opposition C64 de se prononcer si elle est pour la rébellion ou la République.
« Les leaders de l’opposition notamment ceux du C64, qui exigeaient la participation du Président honoraire au dialogue doivent se prononcer entre la République et l’agression maintenant que le fils aîné Joseph Kabila a officialisé son rôle de chef des supplétifs. Ma réaction au méli-mélo familial opéré par père, le Rwanda pour tenter désespérément de congoliser son agression dans notre pays et de se dérober de ses responsabilités criminelles. », a-t-il déclaré.
Le porte-parole du gouvernement a précisé que le pouvoir en place reste ferme dans ses engagements pour régler le volet sécuritaire de la crise tant dans le cadre de Washington avec le «père qu’à celui de Doha avec le fils.». Il a ajoute, par ailleurs, que quelle que soit sa dénomination, ce groupe armé relooké est appelé à disparaître au terme du processus de Doha.
Depuis la création du FRN, la coalition de l’opposition C64 ne s’est toujours pas prononcé. Un silence qui fait réagir le pouvoir en place.
Felly Luyindadio
