RECENSION : UN RENIEMENT DU LEADERSHIP DU PRESIDENT FELIX OU POSSIBLE PREUVE D’UN MAUVAIS PERDANT ?
La toile s’est enflammé ces dernières heures par une pluie des publications et diffusions des informations et commentaires sur le vernissage de l’ouvrage de l’Inspecteur Général des Finances honoraire Jules ALINGETE intitulé : Le contrôle à priori des Finances publiques en République Démocratique du Congo, la raison d’être de la Patrouille financière.
Un livre qui compte 3 titres dont le premier axé sur le contrôle des finances publiques en RDC subdivisé en 4 chapitres portant respectivement sur les généralités des finances publiques en République Démocratique du Congo, Etat des lieux des finances publiques en RDC, le contrôle des finances publiques et les conditions d’efficacité de contrôle des finances publiques.
Le deuxième titre concerne le contrôle a priori des finances publiques en République démocratique du Congo « la patrouille financière » ce titre comprend lui 5 chapitres qui traitent de la définition et des bases juridiques, le deuxième chapitre traite de la justification de l’activation du contrôle a priori des finances publiques en RDC, le troisième évoque les modalités de mise en œuvre de la patrouille financière ou contrôle a priori des finances publiques, puis l’auteur évoque des avantages et inconvénients du contrôle a priori des finances publiques, avant de déboucher sur les résultats obtenus par la RDC avec la mise en œuvre du contrôle à priori des finances pubiques.
Sur le plan de l’approche méthodologique, du cadre conceptuel et théorique, l’ouvrage est bien présenté et renferme une part de richesse scientifique pour les chercheurs dans le domaine des finances publiques et plus particulièrement dans celui de la lutte contre la prédation financière en RDC.
Du reniement du leadership du président Felix TSHISEKEDI
De l’avis des observateurs avertis, il convient de noter une certaine abdication sur la manière de considérer ou de faire considérer le pouvoir du Président de la République, autorité de quelle dépend l’Inspection Générale des Finances et l’Inspecteur Général des Finances-Chef de Service.
A en croire, le Chef de service honoraire de l’IGF Jules ALINGETE, la vision appliquée dans l’exercice de ses fonction était l’œuvre du Chef de l’État. Le choix de l’activation et de la promotion du contrôle a priori était la volonté politique du président de la République.
C’est lui Felix TSHISEKEDI TSHILOMBO qui a redynamisé l’IGF, c’est lui qui a dit ce qu’il voulait de l’IGF, c’est lui à qui était destiné les rapports de toutes les missions conduites par l’IGF, c’est donc lui qui connait mieux si les résultats attendus de l’IGF étaient atteints ou non.
Mais du moment que le président de la République qui connait mieux que quiconque les mérites de chaque collaborateur, prend l’extrême et l’irrévocable décision d’abord, de faire partir Jules ALINGETE de son poste, puis de le mettre à la retraite, il y a lieu de faire profil bas en attendant de voir la suite de l’histoire.
Sur le plan de la communication, le fait pour Jules ALINGETE de publier son mémoire dans ce qu’on qualifierait de précipitation dénote d’un manquement grave à l’autorité investie du pouvoir de mettre en fonction ou de démettre des fonctions.
Force est de constater que l’Inspection Générale des Finances est un service publique placé sous l’autorité direct du Président de la République, de la même manière qu’il lui avait plu de placer ALINGETE KEY à la tête de l’IGF pour une mission, la rationalité oblige de considérer aujourd’hui que la totale confiance du Président de la République s’est tournée vers Christophe BITASIMWA BAHII qui a le choix de poursuivre avec l’approche développé par ALINGETE à son époque ou de proposer une autre approche de travail au patron des patrons qui est le Président de la République. Il est bien entendu clair, que le choix d’approche de travail de celui sur qui repose désormais la confiance du Président de la République soit respecté surtout par celui qui à son tour avait aussi eu besoin du soutien de tous pour réussir.
Le fait de continuer à promouvoir une ancienne approche au moment où les nouveaux dirigeants désignés par le même Président qui vous avez fait confiance jadis prêchent le changement de paradigme dans la lutte contre les coulages des recettes et la mauvaise gouvernance que le contrôle a priori n’a pas su arrêter, revient à révéler un boycotte de la nouvelle vision adoubée par l’autorité de qui relève le service.
Voici quelques titres publiés sur le vernissage de l’ouvrage de l’ancien Chef de Service :
Jules Alingete plaide pour le contrôle a priori, un levier de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption en RDC https://tokundolatv.net/2026/09/21/jules-alingete-plaide-pour-le-controle-a-priori-un-levier-de-bonne-gouvernance-et-de-lutte-contre-la-corruption-en-rdc/
A Paris Jules ALINGETE scelle l’héritage de la patouille financière.
Possible preuve d’un mauvais perdant
Dans le domaine du sport, un mauvais perdant est une personne qui éprouve des difficultés à accepter un échec, une défaite ou une situation dans laquelle elle n’a pas obtenu ou donné le résultat souhaité. Au lieu de reconnaître la réalité, de tirer les leçons de son échec et de chercher à s’améliorer, elle adopte souvent des comportements qui traduisent sa frustration, son orgueil ou son refus de perdre.
Ce comportement peut se manifester dans plusieurs domaines : la vie professionnelle, les affaires, la politique, les relations sociales ou même au sein d’un corps.
Dans le monde de l’administration, une personne qui perd son poste au profit d’un autre responsable et refuse d’accepter son remplacement peut être qualifiée de « responsable évincé réfractaire à son remplacement ».
Selon son attitude, plusieurs expressions peuvent être utilisées :
Un responsable évincé et contestataire : il refuse d’accepter la décision de son remplacement et la remet constamment en cause.
Un responsable réfractaire à l’alternance : il refuse de reconnaître la légitimité de son successeur.
Un ancien responsable revanchard : il cherche à prendre sa revanche sur celui qui l’a remplacé.
Un responsable déchu de ses fonctions et aigri : il nourrit de l’amertume à la suite de la perte de son poste.
Un ancien responsable obstructionniste : il cherche délibérément à entraver le travail de son successeur.
En tout état de cause, la situation dans laquelle se place l’Inspecteur Général des Finances honoraire pousse quand même à réfléchir sur sa sincérité à accepter le fait que le Président de la République l’ait admis à la retraite avec le titre d’éméritat lui accordé. Plusieurs questions coûtent d’être posées :
Est-ce que l’inspecteur Général des Finances-chef de service honoraire a-t-il révélé à la presse l’autorisation lui accordée par l’autorité dont il dépendait en tant que chef de service avant la publication de son ouvrage ?
Est-ce que Jules ALINGETE a démontré que son manuscrit a requis la validation de l’autorité administrative qui gère actuellement le service ?
Est-ce que l’auteur en sa qualité de bibliothèque vivante a rassuré le public sur la question du respect de délais de divulgation des informations de service selon la loi qui régit les archives en RDC ?
Loi n° 16/013 du 15 juillet 2016 portant statut des agents de carrière des services publics de l’État
L’article 111 impose à l’agent une obligation de discrétion absolue concernant les faits secrets connus dans l’exercice de ses fonctions.
Cette obligation continue de s’appliquer après la cessation définitive de ses services.
L’article prévoit néanmoins la possibilité d’une autorisation expresse et particulière de l’autorité administrative compétente, dans l’intérêt du service.
Décret-loi n° 017/2002 du 3 octobre 2002 portant Code de conduite de l’agent public de l’État
L’article 14 précise que l’agent public demeure tenu de ne pas divulguer le secret professionnel pendant sa carrière comme après celle-ci.
Cette disposition ne fixe pas de date d’expiration automatique de l’obligation de confidentialité.
Loi No 78-013 portant régime général des archives en RDC
Le délai général est de 30 ans pour le versement et la consultation des documents administratifs ordinaires.
Pour le secret d’état, la sécurité nationale, la défense ou les dossiers personnels, ce délai de protection de la mémoire institutionnelle peut être beaucoup plus long (allant souvent de 50 à 100 ans selon la sensibilité des données, par analogie aux principes généraux du droit public).
En conclusion, la publication de l’ouvrage par l’Inspecteur Général des Finances-chef de service honoraire n’est pas un péché en soit mais les circonstances de cette œuvre posent un problème d’opportunité à l’instant et renvoi à l’idée d’une œuvre sciatique qui serait bloqué dans l’anonymisme et le caviardage en évoquant les évènements de manière générale, sans citer de données chiffres confidentielles, de noms de codes, ni de détails techniques propres au secret d’état, étant donné que la publication intervient dans l’intervalle de juste une année après avoir quitté les fonction à la tête de l’Inspection Générale des Finances.
Rédaction
