La riposte contre la maladie à virus Ébola enregistre des progrès significatifs dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Selon le médecin chef de la zone de santé de Komanda, le docteur Patrick Basara, l’épidémie connaît une nette décélération : la mortalité est désormais ramenée à seulement un ou deux décès par semaine.
Une étude vaccinale auprès de 20 000 soignants
Pour consolider ces acquis et renforcer la protection du personnel médical exposé, le ministère de la Santé et Médecins Sans Frontières (MSF) unissent leurs forces. Ensemble, ils déploient l’étude clinique « CRAVO », un projet d’évaluation de l’efficacité du vaccin contre Ébola ciblant 20 000 professionnels de santé en première ligne dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Développé initialement contre la souche Zaïre, ce vaccin pourrait offrir une protection transversale et réduire considérablement les formes graves de la maladie chez les intervenants de santé.
Coordination et transparence des fonds
Intervenant sur la stratégie globale de riposte, le docteur Jean Kaseya, directeur général d’Africa CDC, a rappelé l’importance d’une réponse alignée sur le plan du gouvernement congolais et appuyée par les communautés locales :
« Cette approche nous permet de mieux planifier et de mieux coordonner les interventions des uns et des autres. Nous ne demandons pas que l’argent passe obligatoirement par les comptes du secteur public, mais nous exigeons une totale transparence dans l’allocation des 50 millions de dollars dédiés à la riposte. »
Grâce à cette synergie entre prise en charge locale, études cliniques préventives et gestion rigoureuse des ressources, la RDC franchit une étape importante vers le contrôle durable de l’épidémie dans la région.
C. K. L.
