Des barrières illégales érigées sur les axes routiers du Sud-Kivu continuent d’asphyxier la population locale et d’alourdir le calvaire des usagers. Face à cette situation d’extorsion généralisée, l’association Initiative Éminemment Plus monte au créneau pour exiger des actions judiciaires concrètes.
La souffrance des habitants de la région ne cesse de croître en raison de pratiques dénoncées avec force par les acteurs de la société civile. Sur des axes névralgiques tels que la route reliant Mwenga, Bisie et Uvira, l’érection de barrières illégales sous de faux prétextes de postes de contrôle pèse lourdement sur le quotidien des citoyens.
L’association Initiative Éminemment Plus déplore amèrement que ces actes soient le fait de personnes censées protéger la population. Selon l’organisation, « ce sont nos propres fils qui multiplient la souffrance de leurs propres frères et sœurs pour quelques billets de banque ».
L’ONG pointe du doigt le silence coupable des autorités judiciaires et administratives locales dans plusieurs localités de la région, notamment à Kamituga, Lubira et Kalayi. Pour l’association, la complaisance doit cesser : ni les porteurs d’armes ni les chefs de services publics ne devraient bénéficier d’un quelconque traitement de faveur lorsqu’ils érigent des barrières sous couvert de contrôles fictifs.
Face à cette extorsion quotidienne, l’Initiative Éminemment Plus exige l’ouverture immédiate d’enquêtes approfondies et exhorte les parquets locaux à prendre des mesures fermes pour inviter les victimes à déposer plainte afin de poursuivre les auteurs de ces exactions.
Par ailleurs, bien que certains commandants Wazalendo aient récemment ordonné à leurs hommes de lever ces barrages routiers sur l’axe Mwenga-Bisie-Uvira, l’effectivité de cette mesure sur le terrain reste ardemment attendue par une population fatiguée d’être rançonnée.
C. K. L.
