L’état de la route Kisangani-Opala soulève des interrogations sur l’exécution des travaux et l’utilisation des fonds mobilisés. Au terme d’une descente sur le terrain, le président de l’Assemblée provinciale, Mateus Kanga Londimo, a dressé un constat préoccupant sur l’avancement du chantier.
Selon les éléments rapportés à l’issue de cette visite, seuls 18 kilomètres auraient été rechargés à la limonite, alors que 3,677 millions de dollars ont été débloqués pour les travaux. Au-delà du point kilométrique 18 (PK18), plusieurs tronçons restent difficiles d’accès, compliquant les déplacements des usagers et les échanges entre les localités concernées.
Cette situation soulève des préoccupations quant au rythme d’exécution du projet, alors que les attentes des populations demeurent élevées. Pour les habitants qui empruntent régulièrement cet axe, l’état de la route constitue un enjeu majeur de mobilité et de développement local, notamment pour le transport des personnes et des marchandises.
Les élus provinciaux pointent également un chevauchement des interventions sur le terrain, une situation qui appelle des éclaircissements sur la coordination des travaux et les responsabilités des différents intervenants. L’entreprise KAS Logistic, à laquelle les travaux sont attribués, fait l’objet d’une forte insatisfaction rapportée parmi les habitants. Ces critiques soulèvent la question du respect des engagements contractuels et de la qualité des réalisations.
Au regard de ce constat, la question centrale reste celle des résultats obtenus au regard des fonds débloqués et du temps déjà écoulé. Des explications sur le niveau réel d’exécution, l’affectation des ressources et le calendrier d’achèvement permettraient d’évaluer plus précisément la situation. Pour les autorités provinciales comme pour les usagers, l’enjeu est désormais de voir les travaux produire des améliorations concrètes sur l’ensemble de l’axe Kisangani-Opala.
Mardochée MUNSI
