L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) durcit sa position sur deux fronts : la contestation politique incarnée par le Front de la résistance nationale (FRN), qu’elle associe à Joseph Kabila, et les tensions internes au sein de l’Union sacrée. Dans une déclaration publiée le 13 octobre 2026, le parti de Modeste Bahati Lukwebo affiche sa fermeté et met en garde certains acteurs de la majorité présidentielle.
Dans cette déclaration, l’AFDC condamne le FRN, qu’elle présente comme une nouvelle expression de la rébellion, et lui impute des conséquences sécuritaires, humanitaires et socio-économiques préoccupantes pour la République démocratique du Congo. Le parti rejette catégoriquement le recours aux armes comme moyen de règlement des différends politiques, estimant qu’une solution militaire ne saurait garantir une paix durable.
Face à la persistance de la crise, la formation politique de Modeste Bahati Lukwebo privilégie la voie d’un dialogue sincère et inclusif, conformément à l’orientation qu’elle attribue au président Félix Tshisekedi. Pour l’AFDC, la recherche d’une issue politique demeure essentielle pour préserver la paix, l’intégrité territoriale et l’unité nationale.
Mais c’est au sein même de l’Union sacrée que la déclaration prend une dimension particulièrement politique. L’AFDC met en garde certains « caciques » de cette plateforme, qu’elle accuse de soutenir des personnes se présentant comme dirigeants du parti « sans titre ni qualité ». Cette sortie traduit une volonté de défendre son organisation contre ce qu’elle considère comme des ingérences dans son fonctionnement interne.
En réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée et son soutien à Félix Tshisekedi, l’AFDC entend ainsi maintenir sa position dans la majorité présidentielle tout en adressant un message sans ambiguïté à ses partenaires politiques : la solidarité au sein de la coalition ne doit pas, selon elle, se faire au détriment de son organisation interne. Entre condamnation du FRN et mise en garde contre certains alliés, le parti de Bahati Lukwebo affiche une ligne de fermeté sur les enjeux sécuritaires et les équilibres politiques de la majorité.
Mardochée MUNSI
