L’immobilisation forcée et prématurée de plus de vingt balénières au port de Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, a provoqué une vive tension et un profond désarroi parmi les passagers et les commerçants, contraints de passer la nuit à la belle étoile sans assistance.
Cette mesure a été appliquée bien avant l’échéance officielle fixée par le vice-premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba. Face à cette situation intolérable, la notabilité locale est montée au créneau pour dénoncer un préjudice inacceptable causé aux usagers.
Au micro de Joël Kayembelo Da, correspondant de Top Congo FM à Mbandaka, le notable Bacho Komboka Monene a exprimé son indignation face aux conditions inhumaines subies par les voyageurs. Il a rappelé que l’État, garant de la sécurité et du bien-être des citoyens, doit assumer ses responsabilités.
Selon lui, la situation des balénières immobilisées a bloqué la population sans préparation. Il a souligné que les gens n’ont pas pu faire ce qu’ils avaient prévu et que l’État, le président de tout le monde, doit dédommager ces personnes et réparer le préjudice causé.
Cet acteur a fermement réaffirmé les exigences de la notabilité locale. Il a déclaré que partout, le président parle d’État de droit, et que lorsqu’une autorité cause du tort à une population ou à un individu, elle doit réparer. Il a dénoncé le fait que beaucoup ont perdu leurs biens, n’ont rien à manger et ont passé la nuit sous les intempéries au risque de tomber malades.
Bacho Komboka Monene a conclu en affirmant que les notables de la province allaient agir directement auprès de l’autorité pour qu’elle répare les dommages causés et rende des comptes à la population victime.
C. K. L.
