Le personnel soignant de la région de Beni et Butembo a accordé un ultimatum de quatorze jours aux autorités pour améliorer ses conditions de travail, faute de quoi un mouvement de grève généralisé sera déclenché dans la province.
Cette décision fait suite à un préavis de grève déposé auprès du gouverneur. Les syndicats de la santé réclament principalement l’approvisionnement urgent en équipements de protection individuelle contre la maladie à virus Ebola au sein de toutes les structures sanitaires des zones touchées.
Interrogé à ce sujet, le coordinateur adjoint de l’inter syndicat dans la région, Mungiroa Zoli, a expliqué au correspondant de congomarketnews.com les motivations de ce mouvement. Il a souligné que les revendications portent également sur une prise en charge adéquate des prestataires, qu’il s’agisse des infirmiers, des hygiénistes ou des techniciens de laboratoire, aussi bien dans les centres de transit que dans les centres de traitement Ebola.
Le représentant syndical a insisté sur le fait que l’exposition au virus ne concerne pas uniquement les agents affectés directement aux centres de traitement d’Ebola. Il a rappelé que d’autres prestataires exerçant dans des établissements de santé ordinaires font face aux mêmes risques et ont parfois été contaminés sur leur lieu de travail.
Face à ces dangers permanents, les syndicats exigent du gouvernement l’octroi effectif d’une prime de risque pour l’ensemble des professionnels de santé déployés dans les zones touchées par l’épidémie. En l’absence de réaction concrète de l’exécutif national jusqu’à présent, le personnel a préféré brandir la menace d’une grève pour se faire entendre.
C. K. L.
