Le 8 août 2025, le Président de la République et Commandant suprême des FARDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a renouvelé sa confiance à Me Guy Kabombo Muadiamvita en le reconduisant à la tête du ministère de la Défense nationale et Anciens Combattants, au sein du Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Cette reconduction intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement exigeant, marqué par la persistance de l’agression dans l’Est du pays.
Face à ces défis, le bilan du Vice-Premier ministre s’articule autour d’une priorité : la montée en puissance de l’armée congolaise. Le ministère a engagé une dynamique de transformation axée sur la politique nationale de défense, la modernisation des équipements et le renforcement de la coopération militaire. Cette stratégie repose sur une ligne directrice claire : le triptyque Formation, Équipement, Casernement.
Surnommé le « Commando civil » pour sa présence régulière sur le terrain, Me Guy Kabombo Muadiamvita multiplie les déplacements dans les garnisons et centres de formation, de Kitona à Beni, en passant par Kisangani, Kananga ou Kindu. Inspections, évaluations et causeries morales s’inscrivent dans une volonté de ne pas gouverner la défense à distance, afin de restaurer la discipline et consolidé le commandement.
En parallèle, le Vice-Premier ministre a intensifié la diplomatie de défense sur la scène internationale. De la CIRGL au G7++, en passant par le Groupe des Amis du Golfe de Guinée et divers salons de armement, la RDC multiplie les échanges bilatéraux pour défendre ses intérêts stratégiques, favoriser le transfert d’expertise et accélérer la modernisation des FARDC.
Sur le plan des infrastructures, plusieurs projets d’envergure ont été lancés ou achevés. Dans le Kwilu, le Chef de l’État a inauguré un hôpital militaire de référence, un état-major et des logements d’officiers. À Kindofula, vingt-quatre blocs ont été viabilisés pour la Force navale transférée de Banana.
De plus, la construction d’un hôpital de 250 lits se poursuit à Kisangani, tandis que celui de Kindu est opérationnel et que les travaux s’accélèrent à Lwama. À Kinshasa, le Secrétariat général à la Défense, l’École de Guerre, l’École supérieure d’administration militaire ainsi qu’un champ de tir moderne sont en chantier.
Cette modernisation s’accompagne d’un renforcement logistique majeur : aéronefs, hélicoptères, véhicules de patrouille, ambulances et embarcations viennent accroître la mobilité des troupes, tandis qu’une centaine de Land Cruiser a été attribuée au Haut Commandement.
Sur le volet social et institutionnel, l’humain reste au centre des préoccupations. Prise en charge des blessés de guerre, soutien aux familles des soldats tombés et réhabilitation des structures sanitaires traduisent l’engagement de l’État envers ses troupes.
Sur le plan juridique, le ministère travaille à l’application de la Loi de programmation militaire 2027-2030, à la révision des textes obsolètes pour préserver l’unicité de commandement, et au lancement du Fonds de soutien et de développement des FARDC (FSD-FARDC), destiné à mobiliser l’effort national autour des combattants au front.
Au-delà des chantiers engagés, ce bilan traduit la volonté de bâtir une armée professionnelle, moderne et dissuasive, capable de garantir l’intégrité du territoire national et de s’inscrire comme une œuvre durable au service de la République.
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