Dans une adresse à la Nation très attendue, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a appelé à un « sursaut » national face aux crises qui ont marqué l’histoire du pays.
« Une génération décimée » dans l’Est
Évoquant les décennies de conflits dans l’Est, le Chef de l’État a estimé qu’« une génération entière est décimée », exhortant les Congolais à transcender leurs clivages pour engager un renouveau national.
Fin du dialogue-partage de pouvoir
Le Président a porté une critique sévère sur les anciens modèles de sortie de crise : « Nous avons trop souvent répondu aux crises par le partage du pouvoir plutôt que par la consolidation de l’État », a-t-il affirmé.
Selon lui, les précédents dialogues sont restés concentrés entre acteurs politiques, loin des réalités quotidiennes. « Le peuple congolais a souvent été appelé à soutenir des conclusions qu’il n’avait pas véritablement contribué à élaborer », a-t-il déploré.Par ces mots, Félix Tshisekedi semble écarter définitivement l’idée d’un nouveau dialogue destiné au simple partage des postes.
Un dialogue inclusif mais intransigeant sur les armes
Le Chef de l’État annonce une démarche davantage tournée vers le renforcement de l’État et la participation populaire.« Ce dialogue ne sera la priorité d’aucun parti, d’aucune institution, d’aucune confession religieuse, d’aucune personnalité ni d’aucune majorité politique », a-t-il déclaré.
Il précise toutefois les règles du jeu : « Nul ne sera exclu en raison de ses opinions, de ses critiques, de son appartenance politique, de son origine provinciale, de sa langue, de son ethnie ou de sa religion. Mais nul ne peut prétendre s’asseoir à la table de la nation tout en prenant les armes contre elle. »
Un dialogue inclusif, mais encadré par la Constitution et qui exclut de facto les groupes armés actifs.
Joël Ekutshu
