Invité le jeudi 3 septembre 2026 de l’émission « Dialogue Entre Congolais » sur Radio Okapi, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, s’est exprimé sur les modalités du dialogue national annoncé le 27 août dernier par le président Félix Tshisekedi.
Interrogé par le journaliste Donat Madimba sur une possible intégration des rebelles de l’AFC/M23 à ce forum politique, notamment ceux impliqués dans les démarches de Doha, le porte-parole du Gouvernement s’est montré catégorique : il n’est pas question de légitimer ceux qui ont pris les armes contre la République.
Pour Patrick Muyaya, inclure ces acteurs au dialogue de Kinshasa reviendrait à envoyer un signal dangereux en récompensant l’usage de la force. Il a vivement interpellé la classe politique de l’opposition, l’invitant à faire preuve de clarté et à ne pas servir de relais aux mouvements rebelles.
Le ministre a notamment martelé qu’il fallait éviter toute ambiguïté et ne pas laisser penser que l’opposition puisse servir de béquilles à ces supplétifs pour leur permettre de se repositionner, tout en maintenant un lien direct avec ceux qui fournissent des armes pour tuer des Congolais.
À travers cette prise de parole, l’exécutif congolais entend fixer des lignes rouges claires pour ces assises nationales. La démarche vise prioritairement la préservation de la souveraineté, le renforcement de la cohésion nationale et l’exigence d’un positionnement patriotique de l’ensemble de la classe politique. Alors que les débats font rage autour de l’organisation de ce grand rassemblement, le Gouvernement devra prochainement préciser les contours logistiques, le calendrier et les critères définitifs de participation pour l’ensemble des forces vives de la nation.
Rédaction
