La SNEL mise sur une solution d’appoint pour améliorer l’approvisionnement électrique à Kinshasa et réduire les délestages, avec une disponibilité annoncée dès décembre prochain.
La Société nationale d’électricité (SNEL SA) mise sur une centrale électrique flottante de 135 mégawatts (MW), en provenance de Turquie, pour contribuer à l’amélioration de la desserte en électricité en République démocratique du Congo. Cette infrastructure, présentée comme une solution palliative, s’inscrit dans les efforts engagés pour renforcer l’offre énergétique et atténuer les difficultés d’approvisionnement auxquelles sont confrontés les ménages et les opérateurs économiques, notamment dans la capitale congolaise. Selon les informations communiquées, Kinshasa devrait commencer à bénéficier de cette énergie électrique dès le mois de décembre 2026.
À travers cette initiative, le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba, entend contribuer à la mobilisation de capacités supplémentaires de production électrique. La centrale flottante, décrite comme une véritable PowerBank au service du réseau national, doit notamment permettre de soutenir l’alimentation en électricité et de réduire sensiblement la fréquence des délestages. Les modalités précises de son raccordement, sa mise en service et son calendrier opérationnel restent toutefois des éléments déterminants pour mesurer son impact réel sur la desserte.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui fait de l’amélioration des conditions de vie de la population un objectif majeur de son action. Dans un pays où les besoins en énergie demeurent importants, le renforcement des capacités de production constitue un enjeu stratégique pour les ménages, les entreprises, les industries et les services publics.
Au-delà de cette solution d’appoint, le défi énergétique de la RDC reste celui d’un investissement durable dans des infrastructures capables de répondre à la demande croissante. Le développement de centrales hydroélectriques, solaires et éoliennes figure parmi les pistes susceptibles de diversifier les sources de production, d’accroître l’offre disponible et d’élargir progressivement l’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire national.
Pour la SNEL, l’enjeu sera désormais de traduire cette initiative en résultats concrets pour les consommateurs. La mise en service effective de la centrale flottante, les conditions de son exploitation et sa contribution réelle au réseau seront essentielles pour apprécier les améliorations attendues. Si le calendrier annoncé est respecté, le mois de décembre 2026 pourrait ainsi marquer une étape importante dans les efforts visant à améliorer la desserte électrique à Kinshasa. Car, au-delà des annonces, la population attend avant tout une électricité plus stable, accessible et régulière.
Mardochée MUNSI
