La marche organisée ce mardi 22 septembre 2026 par l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), qui a également connu la participation de plusieurs formations alliées de l’Union sacrée, n’a pas seulement été une démonstration de soutien au président Félix Tshisekedi. Elle a également mis en lumière les divergences au sein de la majorité, marquées notamment par l’absence remarquée de plusieurs partis membres de la coalition, à l’instar de l’UNC, du MLC et de l’AFDC-A.
Prenant la parole au cours de cette mobilisation, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a tenu à rappeler que chaque formation politique demeure libre de prendre ses responsabilités dans le cadre démocratique. Une déclaration qui sonne comme une réponse aux partis de l’Union sacrée qui n’ont pas participé à la marche.
Cette absence intervient alors que le camp présidentiel cherche à mobiliser autour de plusieurs enjeux majeurs : le soutien aux institutions de la République, le dialogue national initié par Félix Tshisekedi, l’appui aux militaires engagés dans l’Est du pays et la proposition de loi Ngonda Nkoy relative au référendum constitutionnel et au changement de la Constitution.
La non-participation de l’UNC de Vital Kamerhe, du MLC de Jean-Pierre Bemba et de l’AFDC-A de Bahati Lukwebo prend ainsi une dimension politique particulière, alors que les positions des différentes composantes de l’Union sacrée ne convergent pas toujours sur le changement constitutionnel et certaines initiatives du pouvoir.
Pour Kabuya, ces divergences peuvent s’exprimer dans le respect des règles démocratiques. Mais sa déclaration met surtout en évidence les lignes de fracture qui apparaissent au sein de la majorité sur des questions institutionnelles désormais au centre du débat politique national.
Cette marche aura donc servi de double démonstration pour l’UDPS : afficher sa capacité de mobilisation derrière Félix Tshisekedi, tout en exposant publiquement les différences de position au sein de l’Union sacrée. Une absence qui n’est pas passée inaperçue et qui relance le débat sur l’unité réelle de la majorité présidentielle.
Mardochée Munsi
