L’épidémie d’Ebola persiste, et l’armée ne veut pas de relâchement. À Bunia, les FARDC ont été sensibilisées à la riposte contre le virus. Devant les hommes en uniforme, le Colonel Emmanuel Libandi, point focal de la CREC au sein des FARDC, a été clair : le plus grand danger aujourd’hui, c’est le relâchement.
La santé des troupes, clé de la mission
Ce n’est pas une leçon, c’est un rappel à l’ordre. Le colonel l’a dit sans détour : « Nous ne sommes pas venus vous parler de ce que vous connaissez déjà, mais attirer votre attention sur le relâchement dans l’application des mesures barrières face à l’épidémie d’Ebola. Respectons ces mesures barrières, chers militaires, car la nation a besoin de nous et pour mieux la protéger, nous devons être en bonne santé. »
Pour lui, un soldat malade ne peut pas protéger la nation. La santé des militaires, c’est la base de l’efficacité sur le terrain.
Des militaires en première ligne
Les militaires sont doublement exposés. Par leurs opérations, par leur contact permanent avec la population, ils sont en première ligne face au virus. Et c’est justement pour ça qu’ils sont un maillon essentiel de la riposte. S’ils se protègent, ils protègent aussi les communautés qu’ils servent. Avec cette campagne de la CREC, l’objectif est de maintenir la pression, ne pas gâcher les efforts déjà faits et faire des forces de défense un rempart contre Ebola, à Bunia comme partout en Ituri.
Charlotte MUKANGA
