Les bulldozers sont arrivés et les routes de Mahagi commencent à changer de visage. Mais une question brûlante reste sur toutes les lèvres : qui va réellement profiter de ce chantier ?
Ce mercredi 28 octobre, la Société civile-Forces vives de Mahagi, réunie à Mahagi-centre en Ituri, a lancé un appel direct aux deux entreprises chargées de la modernisation de la voirie urbaine. Le message est simple : la priorité à l’embauche doit revenir aux jeunes et aux travailleurs locaux.
Pour les Forces vives, refaire les routes ne suffit pas. Ces grands travaux doivent aussi devenir un moteur contre le chômage. Chaque salaire versé à un habitant de Mahagi reste dans la commune, fait vivre une famille et renforce toute l’économie locale. C’est aussi la meilleure façon pour que la population s’approprie ses nouvelles infrastructures et les protège durablement. Un chantier qui ignore les riverains est un chantier qui crée de la frustration.
Au-delà de l’emploi, la société civile se montre très ferme sur la qualité. Elle exige le respect total des normes urbanistiques prévues. Cela signifie préserver les emprises routières et maintenir la largeur de douze mètres pour tous les axes en aménagement. Il est hors de question de bâcler le travail pour le refaire dans deux ans.
Si la société civile salue avec force la modernisation de la voirie et le projet de stade moderne, elle prévient que le soutien de la population est total, mais la vigilance le sera tout autant. À Mahagi, le développement doit se faire avec les Mahagiens.
Charlotte MUKANGA
