Après près de trois mois d’absence à l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), la rectrice Espérance Bayedila Bakanda aurait présenté ses excuses aux agents révoqués et à la Communauté universitaire toute entière.
Selon des proches, elle aurait reconnu avoir commis des erreurs de gestion et demandé pardon à plusieurs reprises, expliquant avoir agi sous le coup de l’émotion et avoir été mal conseillée par certains membres de son cabinet.Dans l’établissement, les critiques restent vives.
Une partie du personnel dénonce sa gouvernance, l’accusant d’avoir profité de son poste et d’avoir nui à la réputation de collègues pour parvenir à la tête de l’université.
Des voix affirment également que ses liens avec la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Marie-Thérèse Safi Sombo Ayane, lui offriraient une protection face aux contestations.
La rectrice est notamment pointée du doigt pour la révocation jugée irrégulière de plus de 250 agents.
Surnommée par certains « la Reine Bayedila », elle traverse aujourd’hui une période difficile sur le plan de la santé, après avoir frôlé un accident vasculaire cérébral partiel et se déplacer désormais en fauteuil roulant.
Si certains y voient un signe du destin ou un « châtiment divin », d’autres estiment qu’il s’agit simplement des aléas de la vie et du poids de l’âge. Quoi qu’il en soit, la situation de Mme Bayedila relance le débat sur la gouvernance universitaire et sur la responsabilité des dirigeants face à leurs actes.
J. Adoulah
