Ils avaient fui les balles pour survivre, mais la pluie a tout ravagé. Au camp de Busuma, au Burundi, plus de 30 000 réfugiés congolais vivent un nouveau cauchemar. Après avoir échappé à la guerre dans l’Est de la RDC, ils viennent d’être dévastés par de violentes intempéries.
Des tentes arrachées, des vies perdues. Des pluies torrentielles et des vents d’une violence extrême se sont abattus sur le camp. Bilan : tentes envolées, hangars éventrés, infrastructures détruites. Et le pire : il y a des morts. Le HCR, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, confirme des pertes en vies humaines, sans donner de chiffre pour l’instant. Au-delà du choc, le danger continue. Selon le HCR : « Les intempéries ont provoqué une forte érosion et d’importantes fissures dans le sol. Un risque majeur, surtout pour les enfants. »
Aujourd’hui, des milliers de familles dorment à ciel ouvert, sans abri, sans protection.
De la guerre à la boue : la double peine
Pour ces Congolais, c’est la double peine. Ils avaient tout laissé derrière eux en fuyant les groupes armés. Ils pensaient avoir trouvé un refuge à Busuma. Aujourd’hui, ce refuge est devenu un champ de boue. L’urgence est totale : des abris d’urgence, de l’eau potable, de la nourriture et des soins médicaux.
Face à la catastrophe, le HCR lance un appel pressant : « Il faut agir vite. Sans aide rapide, la situation va devenir dramatique. » À Busuma, ce n’est plus seulement une question d’abri. C’est une question de survie.
Charlotte MUKANGA
