Braquage sanglant d’un convoi de la SOFIBANK dans le Grand Bandundu : l’urgence d’une réinstauration des barrières de sécurité sur la RN17

L’attaque armée d’un véhicule de transport de fonds appartenant à la SOFIBANK a coûté la vie à deux personnes et fait un blessé grave sur la Route Nationale 17 (RN17), ravivant une vive inquiétude sécuritaire dans l’espace Grand Bandundu.

Le drame est survenu dimanche soir sur le tronçon reliant Isaka à Bandundu-ville, dans la province du Maï-Ndombe, lorsqu’un commando d’hommes armés a embusqué le fourgon blindé transportant d’importantes sommes d’argent. Les assaillants ont ouvert un feu nourri sur le convoi, provoquant la mort tragique de deux occupants et faisant un blessé lourdement touché, tandis que quatre personnes ont réussi à survivre à cette incursion meurtrière.

Face à cette détérioration alarmante du climat sécuritaire sur cet axe routier névralgique, la population locale ainsi que les acteurs civiques sont montés au créneau pour exiger des mesures draconiennes. La réclamation centrale porte sur la réinstauration immédiate des barrières et postes de contrôle militaires et policiers le long de la RN17.

Les notables et usagers de cet itinéraire estiment que la levée des contrôles stricts a laissé le champ libre aux inciviques et aux groupes armés qui pullulent dans la région. Selon eux, le rétablissement de ces filtres sécuritaires demeure le seul moyen efficace de filtrer les déplacements, d’intercepter les armes en circulation illégale et d’assurer la protection des convois commerciaux et financiers qui approvisionnent le Grand Bandundu.

Cette tragédie remet sous le feu des projecteurs la question de la sécurisation des axes de transit interprovinciaux et accentue la pression sur les autorités nationales et provinciales, appelées à répondre sans délai au cri du cœur des usagers de la RN17.

C. K. L.

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