Bonne nouvelle pour le porte-monnaie : le Franc congolais s’impose face au Dollar, l’inflation tombe à 0,13 %

​C’est un signal particulièrement attendu par les ménages congolais : la monnaie nationale reprend progressivement des couleurs face au dollar américain. Présentant le bilan économique lors du 101ᵉ Conseil des ministres, le Vice-gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) a fait état d’une évolution très encourageante, caractérisée par un ralentissement marqué de la hausse des prix et une appréciation continue du Franc congolais, aussi bien sur le marché interbancaire que sur le marché parallèle. Cette embellie financière est le fruit d’une politique monétaire prudente et rigoureuse, reconduite par le Comité de politique monétaire au début du mois d’octobre 2026.

​Les indicateurs macroéconomiques confirment ce redressement. Au cours de la troisième semaine d’octobre, l’inflation hebdomadaire s’est établie à 0,13 %, contre 0,15 % la semaine précédente, marquant une décélération de 0,02 % et un rythme d’accroissement nettement inférieur à celui enregistré durant la période estivale.

Sur le marché des changes, à la date du 16 octobre 2026, le dollar américain s’échangeait à 2 262,32 FC sur le marché interbancaire et à 2 332,50 FC sur le marché parallèle. En l’espace d’une semaine, la devise nationale s’est ainsi appréciée de 0,12 % à l’interbancaire et de 0,19 % au parallèle, tandis que les cours des principaux produits de base à l’exportation affichent eux aussi une orientation globalement favorable.

​Malgré cette dynamique positive, l’institut d’émission invite à la prudence face aux risques d’incertitudes internes et internationales. Pour ancrer durablement cette stabilité, le Gouverneur de la BCC préconise une gestion active de la liquidité bancaire via le suivi rigoureux des dépôts du Trésor, l’émission de titres publics et le développement des crédits en monnaie nationale, accélérant ainsi la dédollarisation progressive de l’économie.

Au-delà des instruments monétaires, la Banque Centrale insiste sur la nécessité d’investissements structurels massifs dans l’agriculture, les transports, la production industrielle et la diversification énergétique afin de renforcer la résilience du tissu économique national face aux chocs extérieurs.

​Charlotte MUKANGA

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