La course pour la mise en place du Bureau définitif de l’Assemblée nationale en République démocratique du Congo a officiellement démarré ce mardi 11 novembre 2025, marquant ainsi une nouvelle phase politique importante au sein de la Chambre basse du Parlement.
À l’ouverture de cette campagne électorale, l’honorable Aimé Boji Sangara, candidat de l’Union sacrée de la Nation à la présidence de l’Assemblée nationale, a lancé une série de consultations stratégiques avec les députés nationaux. Il a notamment rencontré les présidents des caucus des 26 provinces, lesquels ont réaffirmé leur soutien unanime à sa candidature.
Le candidat a également échangé avec les caucus du Grand Bandundu et du Kongo Central, dans un esprit d’écoute, d’unité et de cohésion, valeurs qu’il promet d’incarner à la tête de l’institution.
Cependant, cette dynamique est ternie par une fronde naissante autour du poste de rapporteur adjoint.
La publication de la liste définitive des candidats à ce poste a suscité des tensions : sur les sept candidatures déposées, une seule a été retenue, celle de l’honorable Mutita Kalunga Clotide, députée élue sous le label d’Ensemble pour la République, parti de l’opposition.
Cette désignation unique est perçue par plusieurs candidats recalés comme »un forcing politique ». Des figures comme Jean-Pierre Ayobangira ou encore Iracan de Saint-Nicolas contestent vivement leur invalidation jugée injustifiée, estimant qu’aucune raison valable ne leur a été communiquée.
La campagne, qui se clôturera le mercredi 12 novembre à minuit, précède l’élection du Bureau définitif prévue le jeudi 13 novembre 2025 pour deux postes restés vacants.
Alors que les consultations se poursuivent, les remous autour du processus risquent de fragiliser la confiance et de raviver les débats sur la transparence dans la gestion des candidatures au sein de l’hémicycle.
Joël Ekutshu
