Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s’est exprimé ce mercredi 6 mai à la Cité de l’Union africaine, lors d’une conférence de presse très attendue réunissant journalistes nationaux et internationaux. À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le chef de l’État a abordé les grands défis sécuritaires, institutionnels et politiques du pays.
Sur le plan sécuritaire, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de restaurer la paix dans l’Est du pays avant l’organisation des élections générales prévues en 2028. « Il est difficile de tenir des scrutins crédibles tant que certaines parties du territoire demeurent sous occupation des groupes armés », a-t-il affirmé, soulignant l’urgence de mettre fin aux violences du M23 et des ADF.
Le débat constitutionnel a également occupé une place centrale. Le président a appelé à un échange « responsable et méthodique » sur les réformes institutionnelles, tout en précisant n’avoir engagé aucune démarche pour briguer un troisième mandat. Toutefois, Félix Tshisekedi a ajouté qu’il accepterait cette éventualité « si le peuple le veut », une déclaration qui a immédiatement suscité des réactions au sein de la classe politique congolaise.
Sur le plan diplomatique et économique, Tshisekedi a défendu le partenariat stratégique avec les États-Unis, axé sur la valorisation des minerais critiques et le renforcement des capacités sécuritaires. Il a dénoncé l’exploitation des ressources naturelles congolaises sans bénéfices suffisants pour les populations locales, plaidant pour une meilleure redistribution des richesses.
Enfin, s’adressant directement aux journalistes, le président a appelé à un traitement responsable de l’information, dans un contexte marqué par la désinformation et les manipulations liées aux enjeux sécuritaires et à l’intelligence artificielle.
Cette conférence de presse, la première de cette ampleur depuis plusieurs mois, marque une étape clé dans la communication politique du chef de l’État, à l’approche des échéances électorales et dans un climat sécuritaire toujours tendu.
Rédaction
