À Kindu, le prix du riz et du manioc s’envole, les ménages crient famine. Le gobelet de riz passe de 1 400 à 2 400 FC, le bassin de manioc à 40 000 FC. Manger devient un luxe à Kindu. Depuis deux semaines, les prix des denrées de base flambent sur les marchés du chef-lieu du Maniema, asphyxiant les ménages.
Ce constat alarmant fait mardi 20 octobre par nos confrères de Radio Okapi rapporte ceci : le gobelet de riz d’environ 500g, qui coûtait encore 1 400 francs (0,6 USD), se vend désormais à 2 400 francs (1,04 USD). Presque le double. Même choc pour le manioc, aliment de base de la région. Le bassin est passé de 25 000 francs (10,8 USD) à 40 000 francs (18 USD). Le maïs, lui, atteint 9 000 francs. Même le sac de braise, indispensable pour cuisiner, est passé de 40 000 à 50 000, voire 60 000 francs. Pour les vendeuses, l’explication est saisonnière :
« Le manioc et le maïs se font rares à cause des travaux champêtres. Là-où nous allons habituellement nous approvisionner, nous n’en trouvons presque plus », explique l’une d’elles, trouvée devant son stand au marché, par la consœur, Radio Okapi.
Une période de semis qui vide les marchés, mais qui vide surtout les assiettes. Car ce sont les familles qui paient le prix fort, avec des budgets qui ne suivent plus. Le cri d’alarme vient d’une mère de famille, désemparée :
« Nous sommes étonnés de voir les prix des produits continuer à augmenter. Aujourd’hui, le maïs coûte 9 000 francs, un bassin de manioc 40 000 francs. Que les autorités nous aident. Nous avons des enfants, comment allons-nous les nourrir ? », témoigne Adeline Kakwala, ménagère à Kindu.
En attendant une intervention des autorités, à Kindu, chaque jour au marché est devenu un combat pour remplir l’assiette.
Charlotte MUKANGA
