Une proposition de loi modifiant et complétant la loi du 15 juin 2023 consacrée à la protection des défenseurs des droits de l’homme en République démocratique du Congo a été déposée vendredi dernier à l’Assemblée nationale par la députée Adèle Bazizane Maheshe, élue de Nyiragongo au Nord-Kivu. Ce texte inédit a introduit plusieurs innovations majeures, dont la création d’une caisse de réparation destinée à indemniser les acteurs confrontés à de graves difficultés dans l’exercice de leurs fonctions.
L’initiatrice de ce projet a estimé qu’il est devenu urgent de mieux encadrer et protéger ces vigiles de la démocratie qui dénoncent quotidiennement les abus et les violations des droits humains à travers le pays.
Interrogée par la radio Okapi, l’élue a rappelé que ces défenseurs ont accompli un travail de titan sur une base entièrement bénévole et sans aucune rémunération, et ce, malgré un contexte national marqué par la guerre, le détournement de deniers publics et la corruption. Elle a souligné que ces acteurs ont apporté une aide précieuse au gouvernement en pointant du doigt les agents véreux des services de l’État pour que leurs actes répréhensibles soient sanctionnés.
Dans son intervention, l’élue de Nyiragongo a insisté sur la nécessité absolue de répondre aux attentes légitimes de ces militants des droits fondamentaux. Elle a exprimé le vœu que les discussions en plénière avec les autres députés ont permis d’aboutir à des amendements solides afin de réhabiliter pleinement les défenseurs dans leurs droits et de doter la République d’un cadre juridique adapté à leurs obligations.
C. K. L.
