Plus de 40 passagers disparus, depuis 7 jours sur le lac Tanganyika. Le bateau avait quitté Kigoma, Tanzanie, direction Kalemie. Une traversée banale que des milliers de Congolais font chaque mois. Il a coulé en plein lac avec tout son monde.
Aujourd’hui, mercredi 30 septembre 2026, les familles sont toujours sans nouvelles. Aucun corps, aucun survivant retrouvé. Le silence total.
l’Assemblée provinciale sort enfin du silence
C’est à l’ouverture de la session de septembre à Kalemie que le drame a été évoqué. Le président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika n’a pas mâché ses mots : il a dénoncé la répétition des drames sur le lac Tanganyika et interpellé les autorités locales à se mobiliser pour la sécurité fluviale. Son message est clair : gilets de sauvetage obligatoires, fin de la surcharge. Car oui, encore une fois, la surcharge serait la cause du naufrage. La même cause, le même scénario depuis 20 ans.
La séance s’est ouverte par un hommage glaçant aux autres victimes de ces dernières semaines : le crash de Kenge, la mort du cycliste Miguel Masaisai, le naufrage au large de Kabimba, et l’incendie du MV Pacifique à Kigoma. Le Tanganyika est en deuil permanent.
La Société civile en colère : « ça suffit »
Les organisations de la société civile ne veulent plus de communiqués. Elles exigent un contrôle réel des embarcations à Kigoma et Kalemie. Des gilets pour chaque passager, pas pour la déco et l’interdiction pure et simple des bateaux surchargés. Parce que sur le lac Tanganyika, on ne meurt pas d’accident. On meurt de négligence.
40 Congolais portés disparus. 7 jours après, on cherche encore. Jusqu’à quand ?
Charlotte MUKANGA
