Le Conseil des ministres s’est penché sur les dossiers les plus brûlants de l’actualité nationale. Entre la réapparition armée de l’ancien président sous la bannière du « M23 rénové », la traque des Kulunas et un coup de froid diplomatique avec la Belgique, le gouvernement a dressé un état des lieux sans concession.
Sur le plan politique et sécuritaire, l’attention s’est focalisée sur l’officialisation de la prise d’armes de l’ancien président de la République sous le label du « M23 rénové » également qualifié de « M23 relooké » par le ministère de la Défense.
Le gouvernement a fermement désigné cette faction comme un simple supplétif de l’agresseur rwandais. Face à ce développement jugé gravissime, le compte rendu de la réunion s’appuie sur les récentes déclarations du président de la Commission de l’Union africaine, qui salue les efforts du président Félix Tshisekedi en faveur du dialogue national tout en condamnant rigoureusement toute tentative de prise du pouvoir par la force ou de déstabilisation des institutions démocratiques.
Face à la situation persistante au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, le Vice-Premier ministre en charge de la Défense a réaffirmé la détermination inébranlable des FARDC à défendre l’intégrité du territoire national.
Sur le plan diplomatique, les débats ont porté sur le net rafraîchissement des relations entre Kinshasa et Bruxelles. Cette crise fait suite aux perquisitions menées par la justice belge aux domiciles de plusieurs proches du chef de l’État congolais en Belgique, une initiative qui a suscité une vive indignation et de fortes réactions au sein de l’opinion publique nationale.
En matière de sécurité intérieure, le ministre de l’Intérieur a présenté le bilan de l’opération Ndobo. Cette offensive ciblée contre le banditisme urbain et les Kulunas a permis de neutraliser de nombreux suspects à Kinshasa, mais aussi dans plusieurs provinces, notamment le Lualaba, le Sud-Ubangi, le Haut-Katanga et le Maniema.
Sur le volet administratif, le gouvernement affiche des avancées significatives. Sur les 81 recommandations issues de la 13ᵉ Conférence des gouverneurs, tenue du 14 au 16 octobre 2026, 82,7 % sont déjà exécutées ou en cours d’exécution, tandis que seulement 17,3 % n’ont pas encore connu de début de mise en œuvre. Le Conseil a par ailleurs souligné l’urgence de renouveler les registres de l’état civil et de procéder au paiement des rémunérations des gouverneurs, maires et administrateurs de territoire.
Charlotte MUKANGA
