La République démocratique du Congo s’est préparée à faire face à des perturbations climatiques majeures à la suite d’une alerte lancée par la Mettelsat concernant l’arrivée du phénomène El Niño pour la fin de l’année.
Un briefing saisonnier s’est tenu au ministère de l’Intérieur à Kinshasa en présence des représentants de la Croix-Rouge et des services spécialisés pour sensibiliser la population. Les scientifiques ont expliqué que ce phénomène climatique naturel, dont le nom signifie littéralement l’Enfant Jésus en référence à son apparition historique au moment de Noël le long des côtes sud-américaines, se traduit par un réchauffement anormal des eaux de surface dans l’est de l’océan Pacifique. Cette hausse de température bouleverse la circulation atmosphérique et perturbe l’équilibre des vents ainsi que le régime des pluies à l’échelle mondiale.
Les projections ont montré que la saison des pluies a connu des dérèglements notables avec un pic attendu en décembre, exposant particulièrement la partie est du pays à de graves intempéries.
« La République démocratique du Congo, par son étendue territoriale et ses zones climatiques, est exposée à des risques multiples, inondations, érosion », a souligné un responsable de la protection civile lors de sa présentation.
Les provinces les plus menacées par de fortes inondations et des éboulements de terrain ont été identifiées, notamment le Nord Kivu, le Sud Kivu, l’Ituri, le Tanganyika et le Maniema. La protection civile a indiqué avoir déjà cartographié plus de 450 zones à haut risque, recensant notamment des habitations érigées au pied des collines et au bord des lacs.
En raison de ces menaces imminentes, les autorités ont exhorté chaque ménage à observer des mesures de prévention strictes pour éviter des catastrophes humanitaires majeures dans les prochains mois.
C. K. L.
