La commune rurale de Maluku, située à l’est de Kinshasa, fait face à de profondes mutations qui fragilisent l’activité de la pêche artisanale, un secteur vital pour l’économie locale et l’approvisionnement de la capitale congolaise.
Autrefois réputée pour ses abondantes ressources halieutiques tirées du fleuve Congo, cette entité subit aujourd’hui de plein fouet les conséquences de la raréfaction des poissons, de la vétusté des équipements des pêcheurs et des difficultés d’acheminement vers les marchés urbains.
Selon les acteurs locaux de la filière, ces défis combinés ont considérablement réduit les rendements quotidiens, plongeant de nombreux ménages dépendants de la pêche dans une précarité grandissante.
Interrogé sur cette situation alarmante, un vieux pêcheur du coin a déploré le manque d’infrastructures modernes et la dureté des conditions de travail sur le fleuve :
« Nos pirogues sont rudimentaires et, sans matériel adéquat ni chaînes de froid, une grande partie de nos prises se détériore avant d’atteindre les étals de Kinshasa », a-t-il témoigné.
De son côté, une vendeuse rencontrée au port de Maluku a souligné l’impact direct de cette crise sur son quotidien.
« Les prix ont augmenté parce que nous pêchons de moins en moins de poissons, et cela devient très difficile de nourrir nos familles avec les maigres revenus que nous générons », a-t-elle confié.
Face à cette crise qui menace la sécurité alimentaire de toute une région, les professionnels du secteur ont lancé un appel pressant aux autorités compétentes. Ils réclament un soutien accru à travers l’octroi de matériel moderne et l’encadrement des techniques de pêche pour préserver durablement les écosystèmes aquatiques du fleuve Congo.
C. K. L.
