Incontournable dans les sauces congolaises, la tomate est l’un des produits les plus écoulés chaque jour au Marché de la Liberté à Masina. Au-delà de son poids économique, que vaut-elle vraiment pour notre santé ? Ce mercredi 4 novembre, la rédaction de congomarketnews.com, était à la quête de vérité au marché de la liberté dans la commune de Masina.
De la petite quantité pour le pondu du soir au sachet en gros pour revendre, la tomate ne chôme pas au Marché de la Liberté. Ce mercredi 4 novembre 2026, notre équipe a constaté sur place une même réalité : difficile d’imaginer une cuisine kinoise sans elle.
Un produit star du commerce quotidien
Chez les vendeuses rencontrées, le constat est unanime. La tomate fait partie des produits qui partent le plus vite, tous les jours.
Les transactions se font en deux circuits bien huilés : le gros le matin très tôt pour les restauratrices et revendeuses de quartiers, et le détail tout au long de la journée pour les ménages. « Sans tomate, il n’y a pas de sauce », résume une acheteuse croisée sur place. Une phrase qui résume à elle seule son importance culturelle et commerciale.
Bien plus qu’un simple ingrédient
Si elle est reine en cuisine, la tomate a aussi des atouts nutritionnels reconnus.
Elle est riche en eau, ce qui contribue à l’hydratation. Elle apporte de la vitamine C, utile pour le système immunitaire, du potassium qui participe au bon fonctionnement musculaire et nerveux, des fibres pour le transit, et surtout du lycopène, ce pigment rouge qui est un antioxydant naturel. Intégrée dans une alimentation variée et équilibrée, elle a donc toute sa place.
Ce que disent les médecins
Pour aller plus loin, nous avons échangé avec des médecins généralistes.
Leur message est clair : la tomate est un excellent aliment d’accompagnement dans le cadre d’une alimentation diversifiée associant légumes, fruits et protéines. Elle n’est cependant pas un médicament et ne remplace en aucun cas un traitement médical en cas de maladie. Ses bienfaits se jouent sur la durée et la régularité, pas sur une consommation miracle.
Qualité et hygiène : la vigilance s’impose
Revers de la médaille : au Marché de la Liberté comme ailleurs, tout n’est pas à acheter les yeux fermés.
Quelques précautions simples peuvent éviter bien des soucis :
- Regarder avant d’acheter : écarter les tomates avec moisissures, taches noires ou qui commencent à pourrir.
- Laver soigneusement : toujours à l’eau potable, surtout si elles sont consommées crues en salade ou en kachumbari.
- Bien conserver : éviter de les entasser longtemps dans des sachets plastiques fermés sous la chaleur, ce qui accélère la détérioration. La qualité du produit, son stockage et sa préparation sont aussi importants que le produit lui-même.
Manger mieux, un enjeu de santé publique
Ce reportage au Marché de la Liberté le confirme : la tomate est bien plus qu’une marchandise. C’est un pilier de notre assiette quotidienne.
Entre son importance économique pour des centaines de vendeuses de Masina et son rôle nutritionnel, elle illustre parfaitement le lien entre commerce, alimentation et santé.
Dans un marché où tout se vend vite, le dernier mot revient au consommateur : bien choisir, bien laver, bien conserver. C’est par ces gestes simples que commence la bonne alimentation.
Mardochée Munsi
