L’insécurité frappe l’Église catholique en plein cœur. Dans la nuit de lundi à mardi, la paroisse Notre-Dame de la Paix, au quartier Gécamines dans la commune de Lubumbashi, a été violemment attaquée par des hommes armés.
Selon des témoignages concordants de fidèles, des assaillants munis de fusils et de machettes ont fait irruption dans la cure. Le bilan est lourd : des prêtres tabassés, des biens de valeur emportés, des portes vandalisées et le gardien grièvement blessé, évacué d’urgence à l’hôpital Gécamines Sud.
Cette attaque n’est pas un fait isolé. Elle survient à peine trois semaines après le cambriolage de la paroisse Marie Notre Secours, au-delà de la Cité des Jeunes, le 5 octobre dernier. Lors de cette première incursion, le père économe et un frère avaient été blessés par balles et une somme d’argent emportée.
En l’espace de 21 jours, deux paroisses catholiques prises pour cible selon le même mode opératoire. Une répétition qui fait craindre une série organisée visant les lieux de culte de la capitale cuprifère et qui interroge sur l’efficacité du dispositif sécuritaire autour des infrastructures religieuses.
Dans l’attente d’une réaction officielle de l’Archevêché de Lubumbashi, les circonstances exactes et l’identité des auteurs restent à établir. Mais pour les fidèles, l’inquiétude grandit : prêtres, religieux et gardiens sont désormais en première ligne face à la criminalité urbaine.
Mardochée Munsi
