La 11ᵉ Région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a conduit, lundi 11 mai, une patrouille de reconnaissance sur le tronçon Kikwit–Pont Loange de la Route nationale numéro 1 (RN1), long de 205 kilomètres. Cette opération visait à identifier les menaces sécuritaires qui pèsent sur les chauffeurs, commerçants et voyageurs empruntant ce corridor stratégique.
Au cours de cette descente, les militaires ont échangé avec transporteurs, conducteurs de camions et commerçants. Les récits recueillis révèlent un climat préoccupant : pillages, violences et attaques consécutives à des accidents de circulation. Certains individus profiteraient des sinistres pour dérober des marchandises, incendier des véhicules accidentés, voire s’en prendre aux victimes au lieu de leur porter secours.
Les responsables locaux rencontrés ont confirmé l’existence de ces pratiques, qu’ils jugent contraires aux valeurs de solidarité et de civisme. Ils appellent à une mobilisation citoyenne pour mettre fin à ces dérives qui fragilisent la cohésion sociale.
Le commandement militaire souligne que la sécurisation de la RN1 ne peut reposer uniquement sur les FARDC. Elle nécessite une collaboration active entre autorités locales, leaders communautaires et populations riveraines. Une campagne de sensibilisation est annoncée, mobilisant médias, autorités coutumières et structures communautaires pour combattre les phénomènes de coupeurs de route et de Kuluna.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette patrouille traduit la volonté des FARDC de renforcer la proximité avec la population et de restaurer un climat de confiance sur cet axe d’intérêt national. La RN1 demeure un corridor économique vital pour la RDC, et sa sécurisation est une responsabilité partagée afin de garantir la paix, la libre circulation et le développement des communautés riveraines.
Rédaction
