C’est une démonstration de force express qu’a réussie l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Répondant à l’appel du parti présidentiel, des milliers de militants se sont rassemblés dans les rues de la capitale pour réaffirmer leur soutien aux institutions de la République, appuyer le projet de révision constitutionnelle et soutenir l’organisation d’un dialogue national inclusif.
Au-delà de l’affluence, ce rassemblement portait une ligne politique claire et ferme : un dialogue oui, mais sans les acteurs armés. La base de l’UDPS a catégoriquement rejeté la participation des « seigneurs de guerre » aux pourparlers, estimant que la légitimité démocratique et la paix durable ne peuvent se négocier avec ceux qui prennent les armes contre la Nation.
Organisée en seulement vingt-quatre heures, cette marche met en lumière la capacité intacte de mobilisation du parti au pouvoir face aux enjeux politiques majeurs du moment. En imposant ses thèmes stratégiques dans le débat public, l’UDPS entend bien garder l’initiative du calendrier politique et peser de tout son poids sur les réformes institutionnelles à venir.
C. K. L.
