Kasaï central : Kinshasa et ses partenaires internationaux renforcent le processus de justice transitionnelle

La justice transitionnelle, la recherche de la vérité, le soutien aux victimes et l’institutionnalisation de la médecine légale au Kasaï central ont constitué le cœur des échanges de haut niveau ouverts jeudi à Kinshasa. Lancés par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, et conduits par le directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), Cyril Miando, ces travaux visent à dresser le bilan des actions menées et à accélérer la mise en œuvre des mécanismes de réparation dans cette région durement marquée par les conflits passés.

Saluant les avancées concrètes enregistrées jusqu’ici, les partenaires internationaux, dont les représentations des Nations unies, de l’Union européenne et de la Belgique, ont toutefois souligné l’urgence d’une meilleure coordination sur le terrain.

Pour le gouvernement comme pour ses partenaires, la réussite de ce processus repose sur une démarche globale réunissant le pouvoir central, les institutions locales, la société civile et les bailleurs internationaux autour d’une vision stratégique commune.

Dans son orientation ministérielle, Samuel Mbemba Kabuya a rappelé que la justice transitionnelle dépasse la simple réparation matérielle des préjudices subis. Elle constitue un levier essentiel pour restaurer la confiance citoyenne envers les institutions, consolider l’État de droit et garantir la cohésion sociale dans le Kasaï central.

En mettant l’accent sur la reconnaissance explicite du statut des victimes et sur le développement d’outils médico-légaux spécialisés, les autorités entendent apporter des réponses concrètes et pérennes aux attentes de justice et de réconciliation de la population.

C. K. L.

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