Chaque année, la date du 21 septembre est célébrée dans le monde pour la Journée internationale de la paix. Pour cette année 2026, la célébration a un goût d’urgence.
Dans un monde secoué par les guerres, de Gaza, à l’Est de la RDC, de l’Ukraine au Soudan, la paix semble plus fragile que jamais. Et pourtant, plus nécessaire que jamais.
Le thème choisi par l’ONU pour 2026 en dit long : « Investir dans la paix : pour tous, partout, chaque jour ».
Un message fort du Secrétaire général António Guterres : « La paix ne se construit pas seulement autour des tables de négociation, mais aussi dans les salles de classe, dans les quartiers et partout où des esprits et des cœurs ouverts se rencontrent. Ensemble, jour après jour, nous pouvons bâtir un monde plus juste, où règnent la compassion, l’égalité et la dignité pour tous et toutes. »
Pour l’ONU, la paix n’est pas seulement l’absence de bombes. C’est la sécurité au quotidien, la dignité, l’accès aux opportunités, la possibilité de vivre sans peur.
Cette année, les Nations Unies veulent rendre hommage aux « artisans quotidiens de la paix ». Ces anonymes qui, loin des caméras, raccommodent le tissu social : un enseignant qui prône la tolérance, un jeune qui organise un dialogue communautaire, un voisin qui tend la main.
Et l’appel est lancé à tous :
Chacun peut agir. Donner de son temps. Faire entendre sa voix pour le changement. Organiser un « cercle de paix » entre jeunes et anciens. Utiliser les réseaux sociaux non pour diviser, mais pour raconter une histoire d’espoir.
Instituée en 1981 par l’Assemblée générale de l’ONU, la Journée du 21 septembre a été décrétée en 2001 comme journée mondiale de non-violence et de cessez-le-feu. 45 ans plus tard, son idéal reste un combat.
Car comme le rappelle l’ONU : la paix ne se décrète pas dans les salles de conférence. Elle se construit par chacun, partout, chaque jour.
Charlotte MUKANGA
