La détérioration de la situation sécuritaire marquée par les attaques répétées des rebelles des Forces démocratiques alliées a contraint de nombreuses familles à abandonner leurs villages dans plusieurs chefferies de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Face à cette recrudescence de la violence qui a perturbé les activités économiques et scolaires dans une région déjà frappée par l’épidémie d’Ebola, l’élu du territoire d’Irumu, le député national Paul Babangu, a formulé plusieurs propositions stratégiques destinées à neutraliser définitivement ces combattants armés.
Dans le cadre d’une étude prospective menée sur la dynamique sécuritaire dans le nord-est de la République démocratique du Congo, le parlementaire a mis en avant une approche combinant le renforcement du renseignement militaire, l’assèchement des circuits financiers via les services de mobile money ainsi que le contrôle rigoureux des zones minières et des filières agricoles comme celle du cacao.
L’élu a souligné l’importance de démanteler les réseaux urbains de soutien logistique aux insurgés afin de couper leurs approvisionnements en vivres et en recrues.
Sur le plan des opérations de terrain, le député a plaidé pour l’abandon des simples patrouilles au profit d’une occupation permanente du terrain par des unités d’élite des Forces armées de la République démocratique du Congo soutenues par les forces conjointes de l’armée ougandaise. Il a également insisté sur la nécessité d’une réponse judiciaire ferme impliquant des condamnations exemplaires contre les complices civils et militaires de la rébellion.
S’adressant au ministère de la Défense, le parlementaire a insisté sur l’urgence de renforcer la collaboration civilo-militaire dans la zone d’opérations. Il a rappelé que l’armée congolaise poursuit ses efforts sur le terrain, sous l’instruction du président Félix Tshisekedi, pour réduire la capacité de nuisance de ce groupe armé et restaurer la paix dans la région.
C. K. L.
