Le FC Dragon Bilima, l’ancien fierté de la capitale, le club qui a fait trembler l’Afrique jusqu’en finale de la Ligue des Champions de la CAF, vient de toucher le fond. Relégué en Entente Provinciale de Football de Kinshasa (EPFKIN).
De la Coupe d’Afrique à la provinciale. De la gloire continentale aux terrains poussiéreux de l’EPFKIN. Le symbole est brutal.
Il fut un temps où le maillot rouge et or de Bilima faisait peur à tout le continent. Aujourd’hui, ce même club va devoir se battre contre les petites équipes de quartier de Kinshasa pour espérer remonter.
Comment en est-on arrivé là ? La question brûle toutes les lèvres. Cette descente aux enfers ne tombe pas du ciel. Elle pose la vraie question de la gestion, de la stabilité de l’encadrement et des moyens. Un grand nom ne suffit plus.
Le passé glorieux ne joue plus. Bilima l’apprend à ses dépens. Avoir été finaliste africain ne garantit pas l’avenir si derrière, il n’y a pas de projet, pas de politique sportive cohérente, pas de valorisation des jeunes.
Pour les dirigeants, les joueurs et les milliers de supporters qui ont encore le Dragon tatoué dans le cœur, l’heure n’est plus aux larmes. L’heure est à la reconstruction.
Le FC Dragon Bilima est à un tournant historique de son existence. Soit ce passage en EPFKIN sonne le glas d’un mythe, soit il devient le point de départ d’une renaissance.
Le Dragon est à terre. Reste à savoir s’il saura encore cracher du feu.
Mardochée Munsi
