Epidémies à l’est de la RDC : l’Unicef alerte sur la vulnérabilité extrême des enfants

​Les enfants de la République démocratique du Congo ont payé un tribut particulièrement lourd face à la résurgence des épidémies dans la partie orientale du pays, où plus de deux mille cas et plus de mille cent soixante décès ont été enregistrés jusqu’à la fin du mois de septembre, principalement dans les provinces de l’Ituri et du Nord Kivu.

Face à cette détérioration de la situation sanitaire, les responsables de l’Unicef sur le terrain ont tiré la sonnette d’alarme quant aux facteurs aggravants qui vulnérabilisent les plus jeunes dès les premières manifestations de la maladie.

​L’agence onusienne pour l’enfance a indiqué par la voix de sa responsable de la communication, Halimatou Amadou, que les symptômes initiaux du virus ressemblent fortement à ceux du paludisme, ce qui a fréquemment retardé l’établissement des diagnostics précoces et la prise en charge médicale rapide.

Cette réponse tardive s’est avérée particulièrement redoutable pour les enfants de moins de cinq ans, naturellement sensibles à la déshydratation, à la malnutrition sévère et à de nombreuses comorbidités infectieuses.

​La précarité sanitaire dans la province de l’Ituri a considérablement détérioré la résistance des jeunes patients, alors que plus de la moitié des enfants en bas âge y souffrent de malnutrition chronique.

L’Unicef a déploré un taux de couverture vaccinale historiquement bas dans ces zones de conflit, observant qu’un enfant sur cent n’a jamais reçu les doses initiales contre la diphtérie, le tétanos ou la coqueluche, des carences structurelles qui ont dramatiquement accru la mortalité infantile face au virus.

​Pour pallier l’affaiblissement des solidarités communautaires traditionnelles en temps de crise, le fonds des Nations unies dit avoir déployé un réseau de douze crèches spécialisées à proximité immédiate des centres de traitement. Ces dispositifs d’urgence ont permis d’accueillir et de suivre médicalement les enfants dont les parents ont été hospitalisés ou sont décédés, tout en organisant le placement des orphelins dans des familles d’accueil temporaires.

C. K. L.

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