Élection du président de l’Assemblée provinciale du Maniema : huit députés contestent l’ordre du jour et dénoncent une violation de la Constitution

​L’élection du nouveau président de l’Assemblée provinciale du Maniema, inscrite au calendrier de la session ordinaire de septembre, a suscité une vive controverse au sein de la représentation provinciale à Kindu. Un collectif de huit députés provinciaux membres de l’Union sacrée a ouvertement contesté cette initiative lors de l’adoption du programme des travaux. Les parlementaires contestataires ont dénoncé une démarche illégale et ont affirmé que l’organisation de ce scrutin viole manifestement les dispositions constitutionnelles en vigueur.

​Le litige repose sur la situation juridique du président déchu du bureau, Junior Kibungi Mutanga, qui a exercé un recours par devant la Cour constitutionnelle pour contester les conditions de sa destitution.

S’exprimant au nom du groupe, le député Constantin Ngongo Kitenge a rappelé que l’affaire demeure pendante devant la haute juridiction. Les élus opposés à l’élection ont souligné que le pouvoir législatif provincial ne peut statuer sur un différend soumis à la justice, invoquant l’article 151 de la Constitution pour exiger la suspension du processus électoral jusqu’au prononcé de l’arrêt définitif.

​Outre les arguments de droit, les contestataires ont mis en avant le respect des accords politiques internes scellés au sein de la coalition majorité. Selon ces ententes, la présidence de l’organe délibérant du Maniema a été réservée à l’Union pour la démocratie et le progrès social, succédant ainsi aux mandats des honorables Makonga et Junior Kibungi Mutanga.

Le groupe a dénoncé des manœuvres attribuées au vice-président Théophile pour briguer le fauteuil présidentiel, fustigeant au passage des pratiques d’influence et de pression destinées à contourner les engagements politiques initiaux.

​Face à la dégradation du climat institutionnel, les députés provinciaux ont appelé le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur ainsi que les autorités centrales à intervenir pour clarifier la situation administrative.

Les élus ont estimé que la priorité de la représentation provinciale doit demeurer le contrôle de l’action du gouvernement provincial mené par le gouverneur Moïse Mussa Kabwankubi, accusé par le collectif d’avoir failli dans la gestion des affaires publiques et de la collecte des ressources locales.

C. K. L.

More From Author

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You May Also Like