Patrick Munyomo, président du Daring Club Virunga de Goma, a exigé le départ immédiat de Véron Mosengo-Omba de la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). Dénonçant une incompétence qu’il a jugée incompatible avec le développement du football national, le dirigeant sportif a donné rendez-vous aux médias ce dimanche 11 octobre à 15 heures, à l’hôtel Fleuve Congo de Kinshasa, pour préciser ses griefs. Jusqu’à présent, l’instance faîtière n’a émis aucune réaction officielle face à ces accusations.
La tension est montée d’un cran autour de la gestion des instances sportives nationales. Dans une déclaration adressée aux acteurs du secteur, le président du DC Virunga a appelé à une remise en question radicale de la direction de la FECOFA. Il a affirmé que l’avenir du football national a nécessité la mise en place d’un leadership compétent, crédible et respectueux des clubs, des supporters ainsi que des institutions.
« L’incompétence à la tête de la FECOFA ne peut plus être passée sous silence », a-t-il martelé pour justifier sa prise de position contre la présidence de Véron Mosengo-Omba. Décidé à porter ce dossier sur la place publique, le dirigeant de Goma a invité ses collègues présidents de clubs, les représentants des supporters et l’ensemble des acteurs du secteur à se mobiliser autour de sa démarche.
La conférence de presse programmée ce dimanche à Kinshasa a été pensée pour permettre à Patrick Munyomo de détailler l’ensemble de ses griefs. Au-delà de la demande de démission du patron de la fédération, son initiative a soulevé des questions cruciales sur la gouvernance de la FECOFA, la redevabilité de ses dirigeants et la qualité des relations avec les clubs sociétaires.
Dans son plaidoyer, le président du DC Virunga a également associé les revendications de la ville de Goma en faveur de son équipe. Il a présenté son club comme le vainqueur de la Coupe du Président et son représentant légitime en Coupe de la Confédération de la CAF, réclamant ainsi une meilleure prise en compte des mérites sportifs dans les décisions fédérales.
De son côté, la FECOFA a choisi de garder le silence, laissant pour l’instant le champ libre aux critiques de son détracteur. Cette absence de prise de parole publique n’a toutefois constitué ni une confirmation des faits dénoncés ni la preuve d’une inaction interne de la part de la fédération.
Le rendez-vous médiatique de ce dimanche s’est donc annoncé déterminant pour mesurer la consistance des preuves apportées par Patrick Munyomo et évaluer la portée des réformes réclamées. Une réaction de la FECOFA a également été attendue afin de permettre à l’opinion publique de peser les différentes positions dans ce débat sur l’avenir du football congolais
Mardochée Munsi
